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Quand les étoiles de l’hôtellerie rencontrent les stars de cinéma…

Le cinéma adore les hôtels. Du bouge sordide au palace historique, les chambres d’hôtels servent l’intrigue des chefs d’oeuvre du septième art. De la comédie romantique au film d’horreur, les réalisateurs aiment poser leur caméra dans ces lieux de passage, nids d’amours interdites ou vases clos de toutes nos peurs. Laissons de côté les hôtels de passe et les films confidentiels pour dresser un court florilège d’adresses légendaires présentes dans des films qui le sont tout autant. Les hôteliers ont su tirer partie de cette notoriété gratuitement acquise pour attirer les touristes en mal de glamour. Moteur !

Normandy Barrière, Deauville

Normandy Barrière, Deauville

Suite Anouk Aimée, Normandy Barrière

Suite Anouk Aimée, Normandy Barrière

Un hôtel, un homme, une femme
Ma mémoire clignote à l’évocation d’Un homme et une femme de Claude Lelouch. Ai-je jamais vu le film ? J’ai fait l’impasse sur la Palme d’or du festival de Cannes 1966 (et sur l’Oscar du meilleur film étranger), j’avoue seulement quelques scènes qui font désormais partie de l’inconscient collectif : un tourbillon de chabadabada sur la plage de Deauville et l’Hôtel Normandy en perspective. Dans la suite « Anouk Aimée » (la star féminine du film), le Normandy Barrière a gardé l’esprit Toile de Jouy, depuis toujours le style emblématique de ce palace de la côte normande.

Stroke Park, Londres

Stoke Park, Londres

Le tour du monde des Bond’s Hotels
Pas un film de Bond sans une scène de lit dans un hôtel prestigieux. Le charme du légendaire espion s’épanouirait-il dans un Motel 6 ou dans un Ibis ? L’heureuse élue est la blonde pleine de duplicité ou la vénéneuse traitresse,  toujours belle à damner un producteur de cinéma et simulant l’extase devant le flegme d’un James à jamais convaincu qu’aucune ne lui résistera. Dans Octopussy, la méchante du même nom se laisse séduire au Taj Lake Palace d’Udaipur. Le Stoke Park à Londres accueillera deux fois 007 (Goldfinger et Demain ne meurt jamais). Dans Casino Royale, James s’accoude au bar de l’Atlantis de Paradise Island (Bahamas) pour siroter son dry martini.

Taj Lake Palace, Udaipur

Taj Lake Palace, Udaipur

Suite Taj Lake Palace, Udaipur

Suite Taj Lake Palace, Udaipur

Hôtel Danieli, Venise

Hôtel Danieli, Venise

Dans Moonraker, il pose ses valises à Venise au Danieli, palace qui accueillera plus tard Angelina Jolie et Johnny Depp dans The Tourist… film qui nous vaut un pur fantasme de géographie vénitienne. Impossible en effet d’admirer le pont du Rialto depuis une des suites ! Idée pour une agence de voyages : à défaut de croisière autour du monde, le tour complet des hôtels pelliculés dans les James Bond.

Bellagio, Las Vegas

Bellagio, Las Vegas

Le cinéma, outil marketing
Dans Ocean’s Eleven, l’équipe de Danny Ocean (George Clooney) investit ou plutôt cambriole le Bellagio. Avec ses 4 000 chambres et ses fontaines spectaculaires, cet hôtel de Las Vegas est le plus représenté au cinéma. Difficile de citer tous les films shootés dans la capitale mondiale du divertissement. Très partiellement, je choisis Casino avec Robert De Niro et Sharon Stone, film mythique tourné au Riviera (rebaptisé le Tangiers dans ce chef d’oeuvre de Scorsese).

Timberline Lodge, Oregon

Timberline Lodge, Oregon

Le cinéma a-t-il rendu service au Timberline Lodge en Oregon ?? Hormis les fans qui vouent un culte à  Kubrick, tout le monde a oublié le nom de cet hôtel, pourtant ses couloirs terrifiants ont marqué à jamais la rétine de ceux qui ont frissonné devant Shining.

Hôtel du Nord, Paris

Hôtel du Nord, Paris

Atmosphère, atmosphère
Terminons par un hôtel qui a gardé son nom mais perdu sa fonction. En 1938, l’Hôtel du Nord nomme l’oeuvre de Marcel Carné, ce film lui renvoie tardivement l’ascenseur en ayant eu pour vertu de le sauver de la démolition. Modeste hôtel de quarante chambrettes construit en 1912 (comme le Normandy !), l’Hôtel du Nord servit également de décor au Clan des Siciliens d’Henri Verneuil (1969) et au Fabuleux destin d’Amélie Poulain de J-P Jeunet (2001). L’illustre adresse échappe aux bulldozers grâce au classement de sa façade en 1989 et abrite aujourd’hui un bistrot années 30, ainsi qu’un restaurant romantique décoré d’affiches de films d’avant-guerre où résonne encore la voie gouailleuse d’Arletty.

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